47 sanctions pour plagiat IA cette année dans mon université, et zéro preuve formelle
Petit retour d'expérience d'un conseil de discipline (j'y siège, université publique francilienne, je ne nommerai pas).
Bilan du semestre : 47 dossiers ouverts pour suspicion d'usage non déclaré d'une IA générative. 31 sanctions prononcées (de l'avertissement à l'exclusion temporaire).
Le souci : sur ces 31 dossiers, combien reposent sur une preuve formelle d'usage d'IA ? Zéro. Tous reposent sur :
, un score GPTZero ou Originality.ai (faux positifs : 9 à 18 %)
, une cohérence de style « anormale » jugée par le correcteur
, parfois un aveu de l'étudiant après pression
À mon sens on est dans une zone juridiquement très grise. Si un étudiant attaque la sanction au tribunal administratif, je ne donne pas cher de notre dossier.
Et la vraie question reste posée : à quoi sert un examen écrit à domicile en 2026 ? On s'acharne à défendre une forme d'évaluation qui était déjà fragile avant ChatGPT.
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