Si l'IA peut repérer le prochain Mediator en 6 mois, pourquoi attend-on ?
Le scandale du Mediator a duré dix ans. Dix ans pendant lesquels Servier savait, pendant lesquels l'AFSSAPS de l'époque ne voulait pas savoir, et pendant lesquels Irène Frachon écrivait dans le vide.
Aujourd'hui on a des systèmes de pharmacovigilance dopés au NLP qui croisent les forums de patients, les bases de remboursement, les publications académiques. Une étude de l'ANSM (octobre 2025) estime qu'un signal Mediator-équivalent serait remonté en six à dix mois.
Sauf qu'on ne déploie pas. Pourquoi ? Parce que le système actuel arrange tout le monde. L'industrie pharmaceutique préfère un signal faible et lent plutôt qu'un système qui détecte précocement et coûte des milliards en retraits anticipés.
Le problème de la pharmacovigilance n'a jamais été technique. Il est politique. L'IA ne change rien à ça, elle rend juste l'inaction plus visible.
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