Quand le Quai d'Orsay déploie GPT pour décrypter les discours russes
Lu dans une note interne (Le Monde diplomatique, mars) : depuis l'an dernier, plusieurs ambassades occidentales utilisent des modèles de langage pour faire de l'analyse fine de discours, détection de marqueurs rhétoriques, comparaison avec des positions historiques, prédiction de lignes rouges.
À mon sens, on rate l'essentiel en se focalisant sur la « technique ». Les vrais points sont ailleurs :
, l'asymétrie : les grandes puissances ont accès à des modèles propriétaires, les petites diplomaties non.
, le biais d'entraînement : un modèle nourri à du corpus anglo-saxon va systématiquement sous-pondérer une logique russe ou chinoise.
, la dépendance : le jour où l'API tombe en plein sommet, on fait quoi.
La diplomatie était un art lent. Elle devient un produit dérivé.
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